Entretien du cuir Sellerie Valkÿr

Comment entretenir le cuir ?

L’entretien du cuir

Le cuir est une matière vivante. En effet, c’est une matière issue de la peau, sa structure est constituée de petites fibres de collagène qui s’entremêlent. Il est donc important de maintenir une hydratation suffisante afin de garantir la bonne santé et donc, la durabilité du cuir.
Tous les cuirs n’ont pas les mêmes besoins : un cuir à tannage végétal nécessitera beaucoup plus d’entretien qu’un cuir minéral par exemple.
Un bon entretien se déroule toujours en deux étapes : le nettoyage et le nourrissage.

Comment nettoyer le cuir ?


Pour nettoyer vos cuirs, vous aurez besoin d’une bassine ou un seau d’eau propre, de préférence tiède, voir froide. N’utilisez pas d’eau chaude au risque de faire sortir la teinture du cuir. Vous aurez aussi besoin d’une éponge, d’un linge doux ou d’un chiffon microfibre. Bien évidement, vous aurez également besoin de savon glycériné.
Vous pouvez utiliser du savon en bloc ou déjà liquide. Vous en trouverez dans n’importe quelle sellerie, ou bien souvent, dans des magasins de sport qui ont un rayon équitation. J’ai une nette préférence pour le savon « Love My Tack- Pink Soap » d’EQUIBAO. Il  nourrit profondément le cuir et lui donne un très beau brillant. Son odeur et sa texture sont agréables, son format très pratique et surtout produit MADE IN FRANCE.
(Code réduction EQUIBAO : ED31)

Comment faire ?

Mouillez votre chiffon ou votre éponge, et essorez-le légèrement. Appliquez du savon glycériné dessus et frottez votre cuir avec des mouvements circulaires afin de le faire mousser. Frottez énergiquement afin d’éliminer le sable, la saleté et la transpiration. Pensez à faire les deux faces du cuir, et de nettoyer entre les doublures.
Pour les recoins et les coutures, vous pouvez les nettoyer à l’aide d’une brosse à dents souple.
Changez l’eau régulièrement si elle devient sale.
Astuce : Si vous avez vos cuirs qui ont tendance à verdir, vous pouvez mettre quelques gouttes d’huile essentielle de Tea-Tree dans l’eau de la bassine.
Rincez le surplus de savon avec votre chiffon BIEN ESSORER. Ne pas sécher le cuir.

Comment nourrir le cuir ?


Pour nourrir vos cuirs, il vous faudra un gant ou un morceau de peau de mouton lainé de préférence. Vous pouvez aussi utiliser un chiffon propre, doux, en microfibre. Il vous faudra aussi un produit gras : baume ou huile pour le cuir.
Concernant les baumes, vous en trouverez de nombreux sur le marché, aux mêmes endroits que pour le savon, en sellerie ou dans des magasins de sports avec un rayon équitation. 

Pour en avoir testé plusieurs, vous pouvez utiliser l’indémodable SAPO, très efficace, peu cher. Il est facilement trouvable qui pénètre et nourrit profondément le cuir. Attention cependant à ne pas trop l’appliquer sur des coutures au fils de lin, à l’usage, le SAPO à tendance à les ronger. Coté produit made in France, vous avez la crème « Love My Tack » d’EQUIBAO qui nourrit et n’abîme pas les coutures sur le long terme.

Les huiles :

il en existe plusieurs types : Huile de pied de bœuf, huile type pied de bœuf, l’huile de paraffine, les huiles végétales.

 

L’huile de pied de boeuf :

L’huile de pied de bœuf véritable va nourrir en profondeur, il faut l’appliquer plutôt face interne du cuir, mais vous pouvez aussi l’appliquer face externe. Il ne faut pas l’appliquer sur les coutures car l’huile les ronge. Il s’agit d’une huile animale.
Pour les huiles « type » de pied de bœuf, même consignes.

 

L’huile de paraffine :

L’huile de paraffine nourrit profondément les cuirs, elle ne ronge pas les coutures, mais est moins naturelle, il s’agit d’une huile minérale.

 

Les autres huiles :

 

Vous pouvez aussi utiliser de l’huile de colza, tournesol, olive, huile de coco, qui sont plus naturelles. Attention seulement, pour les cuirs de couleur assez clairs, certaines huiles peuvent altérer la couleur (l’huile de coco, notamment, peut blanchir les cuirs). Ces huiles sont surtout utilisées pour les mors en cuir, évitez de les utiliser sur les autres….
Vous pouvez appliquer l’huile sur tout type de cuir (sauf daims… !) mais attention de ne pas en appliquer trop souvent sur les selles doublées veau ou les bottes car, sur le long terme, le cuir se détendra et plissera.
Appliquez le baume ou l’huile sur vos cuirs encore humide. En effet, le cuir mouillé à l’eau tiède aura les pores ouverts, et les baumes ou huiles étant plus lourd que l’eau, ils pénétreront davantage dans l’épaisseur du cuir. De plus, si vous appliquez de l’huile sur le cuir mouillé, sa répartition sera plus uniforme et il y aura moins de risque de « tache ».

Après application du baume ou de l’huile, laissez vos cuirs sécher. Enlever le surplus à l’aide d’un chiffon propre.

L’entretien des cuirs doit se faire régulièrement, environ tous les quinze jours pour les cuirs les plus sollicités, et tous les mois pour les autres afin de conserver un cuir souple, en bonne santé.

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Le cuir tanné végétal

Le tannage du cuir (végétal)

Le cuir à tannage végétal est le plus respectueux de l’environnement, et c’est aussi celui qui vieilli le mieux.

Le processus du tannage est le procédé qui permet de rendre le cuir souple et imputrescible.

Il existe de nombreuses étapes pour transformer une peau en un cuir, voici les plus importantes :


Le tri :


La première étape qui consiste à trier les peaux en fonction de la taille, du poids, ou de la qualité.

Le rognage :


Réalisé en même temps que le tri, il consiste à retirer certaines parties de la peau comme les pattes, les mamelles…

Stockage des peaux :

Afin de conserver la peau jusqu’à l’atelier de rivière, la peau est conservé à l’aide du sel, puis séchée.


Le reverdissage :


Cette étape consiste à réhydrater le cuir et les trempant dans l’eau et de les nettoyer de leurs sels .


Epilage et pelanage :


Le but est l’élimination des poils, elle peut être réalisée à l’aide d’un couteau spécifique ou d’une manière plus chimique

L’écharnage :

On enlève les chairs et les graisses qu’il y a sous la peau.

En France, il n’y a plus que la tannerie Arnal qui réalise ce travail de rivière.

Les opérations de tannage :


On réduit le PH des peaux à l’aide d’un produit de déchaulage. Ensuite, on dégrade partiellement les protéines non collagéniques au moyen d’un enzyme afin de détendre la peau, c’est le confitage.
Pour le tannage végétal, la méthode traditionnelle de tannage consiste à mettre à tremper les peaux dans plusieurs cuves successives contenant un tanin issu de jus d’écorces (châtaignier, mimosa….), c’est l’étape de la brasserie. Elle est réalisée dans un foulon. Par la suite, la peau peut de nouveau être immergée dans une cuve enterrée, afin de maintenir les tannins au frais Ce sont ces deux étapes qui donnent la couleur du cuir. Ce deuxième bain est encore utilisé dans certaines tanneries.
C’est le type d’écorce qui va définir la couleur du cuir, de par les tanins qu’elle contient.

Après les bains :

Les peaux sont ensuite sorties des bains puis essorées. Sur le cuir encore humide, on va alors refendre lui cuir, enlever l’excès de cuir : le dérayage. On va mettre ensuite les cuirs sur cadre afin de les faire sécher. Le cuir va ensuite être palissonné afin de le rendre plus souple. Enfin, le cuir peut passer aux finitions afin de le protéger des agressions. Ces finitions sont appelées « finitions aniline ou semi aniline ». 

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